Bienvenue

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Un livre c'est une porte ouverte sur l'inconscient, un livre c'est le début d'un nouveau monde, d'un nouveau mode de pensée, d'une nouvelle vie...
C
ertains livres nous font grandir, nous apprennent la vie, ses pges et ses plaisirs.
Certains livres ont des saveurs estivales et nous font goûter aux vacances, voyager, s'enririchir.
D'autres livres nous construisent, modifient l'impact de la vie sur nous et la perception que nous avons du monde.
Un livre nous fait pleurer quand il raconte notre histoire
Un livre nous fait rire si il raconte notre histoire
Un livre chasse le quotidien avec seulement deux phrases, un livre réveille celui qui sommeille en nous, nos instincts les plus enfouis simplement parce qu'il a l'doeur du sucre et du vent sur la mer.
Les livres font de nous qui nous sommes, tout simplement

Laissez des commentaires avec votre avis, pour chaque article et chaque nouveau livre sera publié l'avis d'un lecteur.Même si vous n'avez pas lu les livres, n'hésitez pas à dire si vous en avez envie ou non, et pourquoi. Tout avis interessant sera pris en compte.


Vous découvrirez au long de ce blog les lives que j'ai lu, et aimé. Et surtout pourquoi... Pourquoi quelque part ils ont changé ma vie.
# Posté le lundi 31 juillet 2006 08:46
Modifié le samedi 23 juin 2007 10:55

Véronika décide de mourire, Paulo Coelho

Véronika décide de mourire, Paulo Coelho
Titre originale: Veronika decide morrer
Date de parution: 2000

Le livre qui reste pour moi Le chef d'oeuvre de Paulo Coelho, mon auteur préféré(voir mon avatar)

Véronika décide de mourir


Résumé: Veronika, jeune et jolie Slovène semble avoir tout ce qu'elle peut souhaiter dans la vie. Pourtant, elle n'est pas heureuse. Le 21 novembre 1997, elle décide de mourir. Sa tentative de suicide la conduit à l'hôpital psychiatrique de Villete où elle côtoie de véritables fous, mais aussi une population apparemment normale qui semble s'être réfugiée derrière les hauts murs de l'asile par peur de l'inconnu, désir de sécurité ou lassitude d'une existence routinière. Là, Veronika comprend que, à chaque minute de notre existence, nous avons le choix entre vivre et renoncer et que, pour se sentir pleinement vivante, elle devra reconnaître la part de folie qu'elle porte en elle. " Restez fous, mais comportez-vous comme des gens normaux. Courez le risque d'être différents, mais apprenez à le faire sans attirer l'attention. Et laissez se manifester votre Moi véritable. - Qu'est-ce que le Moi véritable ? demande Veronika. - C'est ce que tu es, non ce qu'on a fait de toi. " Et Veronika, qui était incapable d'appréhender ses propres désirs, va découvrir à Villete la liberté de s'y abandonner.

Veronika déclare: «je veux rester folle, vivre ma vie comme je la rêve, et non de la manière imposée par les autres». Or, elle n'a jamais eu aucune folie, mis à part son malaise dans le modus vivendi tracé par l'environnement parental, social, moral. Elle s'en rend compte quand, suicidée ratée, on l'enferme.

Elle apprend alors que son coeur malmené par l'excès de calmants qu'elle a avalés pour en finir, va la lâcher d'ici cinq ou six jours. Face à cette mort lente, la peur la saisit. La rage aussi de ne plus posséder assez de temps pour connaître les jouissances particulières que la vie pouvait lui réserver, selon son désir propre. Déclic. Emotions dures mais salvatrices, préférables, en tout cas, à l'inertie qui l'avait gagnée, à l'endormissement définitif qu'elle souhaitait. C'est un hymne à la vie que nous offre ici Paulo Coelho. Lorsque « la conscience de la mort nous incite à vivre davantage ». Et que chaque jour devient « comme un miracle ».


Une petite précision:Lorsque Véronika arrive à l'hôpital psychiatrique, on lui apprend que son coeur, fatalement blessé par l'abus de médicamants, va la lacher d'ici quelques jours. Il reste une semaine à vivre à la jeune femme avant d'avoir réussi son suicide.
Problème:pendant cette pèriode, grâce à son nouvel entourage, à son nouveau mode de pensée, Véronika change d'avis. Elle ne veut plus mourir. Mais c'est trop tard ,la mort est inéluctable.
Compte rendu d'une mort lente.

Mon avis: Une dernière phrase, de La Fontaine, s'appliquant particulièrement bien au cas de Véronika:"Le plus semblable aux morts meurt le plus à regret".

J'ai eu envie de lire ce livre parce qu'il me semblait triste. Au final la positivité relative de l'oeuvre m'a surprises. Et me l'a encore plus aimé.
C'est mon livre préféré, mon guide, mon initiateur, celui qui m'a totalement changé.

Un livre tragique. Merveilleux.
Ne le lisez pas. Il est à moi.

Un livre qui est moi sans vraiment me raconter, un livre qui m'ouvre les portes de mon inconscient.
Pour toujours
# Posté le lundi 31 juillet 2006 09:08

Crime et châtiment, Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski

Crime et châtiment, Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Titre originale:Преступление и наказание

Date de parution: 1866

Crime et châtiment

Résumé:Raskolnikov, principal personnage de ce roman, est un jeune étudiant. C'est un être riche en forces intellectuelles et morales que son ami Razoumikhine définit ainsi : « Sombre, triste, altier et fier ; dans les derniers temps et peut-être même avant, impressionnable et hypocondriaque . Généreux et bon. Il n'aime pas exprimer ses propres sentiments... Terriblement refermé. Tout l'ennuie ; il demeure étendu sans rien faire ; il ne s'intéresse à rien de ce qui intéresse les autres . il a une très haute opinion de lui-même, et, semble-t-il, non sans raison... »

Par manque d'argent Raskolnikov a interrompu ses études. Rêveur solitaire, il rejette la morale collective. Se considérant comme un homme hors du commun, il veut éprouver les limites de sa liberté par la pratique du mal et la transgression arrogante de l'ordre moral. C'est pour cela qu'il considère qu'il est en droit de commettre un délit, et même prendre la vie d'autrui, pour le bien de l'humanité.

Désirant secourir sa s½ur qui est sur le point d'épouser un rustre pour aider sa famille, il décide d'assassiner une vieille usurière afin de lui voler son pécule. Raskolnikov est conforté dans sa théorie par un « acte d'évasion » de Napoléon « d'une morale commune « : « Si un jour, Napoléon n'avait pas eu le courage de mitrailler une foule désarmée, nul n'aurait fait attention à lui, et il serait demeuré un inconnu. »



Mais son forfait ne se déroule pas comme prévu : certes il tue l'usurière, mais il assassine aussi sa s½ur. De surcroît, le butin est beaucoup plus maigre que prévu . Cet échec lui fait prendre conscience que la liberté et l'indépendance morale qu'il recherchait sont perdues.

Ses rêves de «surhomme» l'abandonnent et Raskolnikov découvre l'humilité : il n'est qu'un homme. Pris d'un fort sentiment de culpabilité, il se rend à plusieurs reprises chez le juge Porphyre et éveille ainsi ses soupçons. Bien que le juge soit convaincu de la culpabilité de Raskolnikov, Porphyre entend obtenir des aveux complets.



Raskolnikov se rapproche alors « sans s'en apercevoir de ceux-là même qu'auparavant il tentait de dominer de son mépris » . il fait la connaissance de Sonia, une jeune prostituée. Il est ému par son dévouement. elle vend son corps pour faire face à la misère du foyer familial. Raskolnikov confesse son crime à Sonia, qui lui demande à tout prix de se livrer à la justice...
Rodian Romanovitch Raskolnikov ploiera t-il sous le coup de la culpabilité et les suplications de Sonia?

Mon avis: Une fièvre s'échappe de ce roman, une puissance dramatique. Le lecteur accompagne le héros dans ses théories presque nazis dans lesquelles on recouvre l'essence de la doctrine Nietzschienne, c'est à dire des sur-hommes qui auraient droit de vie et de mort sur les "autres". Pourtant Raskolnikov est profondemment bon mais il se croit investi d'une mission... Et même alors qu'il est un double assassin, intelligent, aux idées douteuses, on ne peut s'empêcher de l'aimer, de l'adorer, et de l'accompagner, de descendre avec lui chaque marche qui le mène en Enfer. Son Enfer...
La tension est palpable tout au long du livre, le coeur en suspend, le souffle court, le suspense ressenti avec presque rien, simplement beaucoup de reflexion... Ce livre ennuyera ceux qui n'ont pas l'habitude lire, et qui manquent un peu de vocabulaire littéraire. Mais pour les autres je ne peu que chaudement le conseiller, et vivement vous souhaiter de vous remettre de cette dure épreuve...
Mon deuxième livre préféré...

Comme l'écrit Ettore Lo Gatto, professeur de littérature russe à l'Université de Rome : » Il (Raskolnikov) accepte la condamnation des hommes et se sauve ainsi moralement. Il rejoint la lumière en s'abandonnant au courant de la vie pour se laisser porter à quelque port, renonçant à la lutte, s'agrippant aux valeurs élémentaires de l'homme pour y retrouver la bonté originelle : c'est la tragique salvation russe par la soumission passive ».
# Posté le lundi 31 juillet 2006 09:27
Modifié le lundi 31 juillet 2006 10:00

Journal d'une schizophrène, M.A. Sechehaye

Journal d'une schizophrène, M.A. Sechehaye
Histoire vraie
Date de parution:
1950

Journal d'une schizophrène

Résumé: A travers un journal intime qu'elle rédigera quelques années après les faits, Renée, une jeune malade diagnostiquée schizophrène paranoïaque aigue nous emmène dans son Univers de malade mentale, ou plutôt essaie car pour un lecteur "sain" il est impossible d'imaginer la souffrance qu'à endurée cette jeune femme durant des années. Alors le le lecteur touchera simplement l'enfer du doigt, et devra s'en contenter.
Renée sombre, devient impotente, un légume, et puis avec sa psychiatre, au prix d'innombrables années d'efforts soutenus et sans relâches, trouvera peu à peu la voix de la rémission.

Mon avis: Histoire poignante car véridique. Aujourd'hui le cas de cette jeune Renée est bien connu des psychiatres, mais à l'époque la médecine a fait pression pour empêcher la psychiatre de Renée de publier le livre. Car une malade guérie, cela allait à l'encontre de toutes leurs théories(et même aujourd'hui c'est impensable). A lire, c'est très court et Renée parle avec des mots simples pour décrire son calvaire. Une deuxième partie, à réserver cette fois aux "initiés" en psychiatri(enfin quand je parle d'initiés, je parle de personnes qui ont déjà lu des ouvrages et qui connaissent un peu le vocabulaire), car la deuxième partie du livre est une analyse de Renée par un psychiatre.
Cependant je recommande à tout le monde de lire le livre, même seulement la première partie, pour que la schizophrénie, cette maladie qui touche 1% de la population ne soit plus une inconnue qui fait peur, et pour que vous puissiez commencer d'imaginer la souffrance d'un malade...
# Posté le lundi 31 juillet 2006 10:17

Boogie-Woogie, Sharon Creech

Boogie-Woogie, Sharon Creech
Titre original: Chasing Redbird

Date de parution:
1999

Boogie-Woogie

Résumé:Zinny ne fait pas tout comme les autres. Située au milieu d'une nombreuse fratrie, elle est réservée et introvertie. Elle reste surtout très attachée à son oncle et sa tante, très proches voisins, et au souvenir de Rose, sa cousine morte à 4 ans d'une coqueluche. C'est le poids du passé et le besoin d'indépendance qui l'ont conduit à commencer le défrichage de la vieille piste de Bybanks à Choctown, avec parfois l'aide d'un admirateur secret qu'elle malmène souvent sans vraiment le vouloir. Un périble pour cette enfant amenée à vivre seule au beau milieu de nul part, à camper malgré les bêtes sauvages, à supporter les bruits de la nuit et surtout.. sa peur des ombres et l'imagination fertile que des années de souffrances et de secrets familiaux lui ont créés.

Un très beau roman d'aventures, de sentiments, de recherche d'identité, qui met en valeur la richesse de chaque personnage, malgré les faiblesses apparentes. Très positive et constructive, puisqu'elle permet d'établir un lien entre le passé et le présent, la démarche de Zinny est source d'épanouissement. Elle lui permet de bâtir son avenir en évacuant violence et morosité. De même que la vie comporte de bons côtés, mêlés à la banalité de la vie quotidienne, on aimerait reprendre la phrase de Zinny pour l'appliquer à la littérature: "La vie est un plat de spaghettis... et, de temps en temps, on tombe sur un bon morceau de viande". Ce livre-ci en est un.


Mon avis: Il est impossibe de résumer un tel livre et le résumé ci-dessus est très mauvais bien que ce soit le meilleur que j'ai pu trouvé, et j'en ai fait un mixe d'avec mes idées. Ce livre est... tellement étrange.. On pénètre dans la vie de cette gosse, cette gosse malheureuse car malmenée par la vie, vivant dans une famille à lourds secrets, portant le poids le la disparition de sa cousine. Son envie d'évasion qu'elle transforme en un long périple de plusieures semaines lui remuera les tripes comme elle remuera les notres... Pauvre lecteur qui croit lire ce livre pour passer le temps... Le voilà condamné à porter sur les épaules le souvenirs d'un livre dramatique, pas si positif que ça, très triste, souvent déjanté de par certains côtés. Zinnie à t'elle des visions ou vit-elle dans un monde qui n'est pas le notre?
Ca fait pile quatre ans que j'ai lu ce livre, et je ne m'en suis jamais vraiment remise...
# Posté le lundi 31 juillet 2006 10:32