Le Horla, Guy de Maupassant

Le Horla, Guy de Maupassant
Date de parution: 1887

Le Horla

Résumé: Le narrateur mène une vie tranquille dans sa maison au bord de la Seine, en Normandie, lorsque d'étranges phénomènes commencent à se produire. C'est la carafe d'eau sur sa table de nuit qui est bue, des objets qui disparaissent ou se brisent, une fleur cueillie par une main invisible... Peu à peu, le narrateur acquiert la certitude qu'un être surnaturel et immatériel vit chez lui, se nourrit de ses provisions. Pire encore, cet être, qu'il baptise le Horla, a tout pouvoir sur lui, un pouvoir grandissant... S'il quitte sa maison, ce pouvoir disparaît ; mais bientôt, il ne peut plus sortir de chez lui, il est prisonnier. D'où vient cet esprit ? Du Horla ou de l'homme, l'un des deux doit périr.

Le Horla comme les contes fantastiques écrits par Maupassant à la fin de sa vie, alors qu'il sombrait dans la folie, joue délicieusement avec nos nerfs en traitant de thèmes très actuels comme l'angoisse, la hantise du suicide, la peur de l'invisible.


Quel est cet être impalpable et mystérieux, ce Horla tapi dans l'ombre, prêt à bondir pour posséder sa proie ? On cherche à le saisir mais il s'échappe sans cesse, on croit le dominer et c'est lui qui nous tient. Alors, peu à peu, inexorablement, nous plongeons dans les abîmes insondables de la folie : la mort, ultime pulsion, n'est- elle pas la seule issue ?


Mon Avis:
Livre prenant.. Tout d'abord on se laisse intriguer par la couverture, surprenante, et "hors-norme". Puis on ouvre l'ouvrage et les premiers mots déjà nous surprennent. Sous forme de journal intime, le lecteur plonge dans l'âme et dans la tête d'un narrateur torturé, sombrant au fil des pages dans la folie. Cette nouvelle est courte, donc pas le temps de s'ennuyer. A peine celui de comprendre ce qui s'est véritablement passé ; l'auteur s'identifie-t'il à son héros? A t'il vécu cette descente aux Enfers? Un voyage dont le lecteur ne reviendra pas indemne...

# Posté le lundi 31 juillet 2006 15:25

Journal d'une sorcière, Celia Rees

Journal d'une sorcière, Celia Rees
Date de parution: 2000

Titre original:
Witch child

Journal d'une sorcière
Résumé:Mars 1659. Suite à l'exécution publique de sa grand-mère, condamnée pour sorcellerie, Mary s'embarque pour le Nouveau Monde - l'Amérique - afin d'échapper au même triste destin. Un interminable voyage commence à bord de l'Annabel, voyage dangereux s'il en est pour la jeune Mary qui doit faire face aux regards méfiants et à l'austérité des colons puritains embarques à ses côtés. Promiscuité, découragement, superstition, mais aussi amitiés et amours naissantes font le quotidien de la jeune fille, livré à son journal. Dans un XVIIe siècle où fièvre religieuse et barbarie se croisent, où tout reste à découvrir, cette adolescente décidée, en recherche permanente de sa propre identité, dépassera ses craintes et les conventions sociales pour aller à la rencontre du monde, de l'autre et de la connaissance...

Mon avis: L'auteur a eu un coup de génie en écrivant ce livre. Une épopée formidable, ni trop d'action, ni trop de mièvreries, ni trop de sorcellerie(mais y'en a t-il jamais assez?), ni trop de dialogues ni trop de passages abracabrantesques, le ton est juste, le récit poignant, l'expression entrainante. On plonge avec Mary, et il serait stupide de croire qu'on la quitte une fois le livre fermé. Non.. une fois le livre refermé, Mary reste en nous, pour nous, à jamais... Comment après ce livre ne pas aimer les indiens et les sorcières?
Evidemment ce que j'ai également adoré, c'est la présentation, sous forme de journal intime.J'en viens à me demander si Mary a ou non bel et bien existée...?Une belle histoire qui finira bien pour certains lecteurs, mal pour d'autres(dont moi)

# Posté le lundi 31 juillet 2006 15:35

Huis clos, Jean-Paul Sartre

Huis clos, Jean-Paul Sartre
Date de parution: 1944

Huis clos
Résumé:Garcin, révolutionnaire lâche et mari cruel : douze balles dans la peau ; Inès, femme démoniaque qui rendra folle de douleur sa jeune amante : asphyxie par le gaz ; Estelle, coquette sans coeur qui noie son enfant adultérin : pneumonie fulgurante. Morts, tous les trois. Mais le plus dur reste à faire. Ils ne se connaissent pas, et pourtant, ils se retrouvent dans un hideux salon dont on ne part jamais. Ils ont l'éternité pour faire connaissance : quelques heures leur suffiront pour comprendre qu'ils sont leurs bourreaux respectifs. "L'enfer, c'est les autres".

Mon avis: Le résumé ci-dessus est parfait, après l'avoir trouvé sur internet, je ne l'ai pas modofié car il résume bien la situation. Pour bien s'imaginer, pour pouvoir donner un sens à cette satyre sociale, il faut se mettre dans la peau des personnages. S'imaginer. Passer l'Eternité dans une pièce avec trois inconnus que vous haïssez car ils mettent le doigt sur les raisons qui ont fait de vous ce que vous êtes, un être plein de rancoeur et de méfiance, un rebus social, un assassin... Une oeuvre qui doit être lu au moins une fois dans une vie.

# Posté le mardi 01 août 2006 12:12

San Antonio:J'ai peur des mouches, Frederic Dard

San Antonio:J'ai peur des mouches, Frederic Dard
Date de parution: 1957

San Antonio: J'ai peur des mouches

Résumé:Moi, vous me connaissez ? Je n'ai jamais eu peur de rien ! J'ai entendu siffler pas mal de balles à mes oreilles... Il m'est même arrivé de ne pas les entendre passer pour la bonne raison que je les avais interceptées au vol... Je me suis bagarré avec des types plus colosses que celui de l'île de Rhodes, j'ai pris des gnons... sans jamais connaître le sentiment de la peur.
On m'a fait le coup de la baignoire, celui de la scie à métaux sur le tibia, les allumettes enflammées sous les ongles, la cigarette écrasée sur la joue, et toujours sans m'arracher un cri ni un mot.
C'est à peine si je perdais le sourire.
Et pourtant... aujourd'hui, J'AI PEUR DES MOUCHES... Ces minuscules diptères me terrorisent, car dans la contrée où je suis, elles véhiculent la mort... la plus atroce des morts.

Mon avis: Un livre totalement fou. Si c'est votre premier livre du maitre Frederic Dard, vous serez surpris par l'écriture, très crue, et le style, abondant de néologisme. Cependant vous vous laisserz très vite prendre au jeu, et vous plongerez dans cette aventure fantastique, à savoir le commissaire San Antonio qui doit accompagner un homme qui va aller se donner la mort dans un "attentat-suicide". Problème cet homme est contaminé par le virus le plus affreux qui soit. Si San Antonio l'approche à moins de 10 mètres, il mourra comme beaucoup avant lui dans d'affreuses souffrances. On est torturé tout au long du livre, espérant la survie du héros, ne sachant que faire, si l'on doit rire ou pleurer, si ils vont survivre, qui va mourir, qui sera contaminé, y'a t-il un antidote? Autant de questions sans réponses qui traumatisent le lecteur.
Le préface du livre, par l'auteur:"Il est souhaitable que les personnages de ce récit soient fictifs! Le contraire serait vraiment trop moche!"
Bref, un livre stressant!

# Posté le mardi 01 août 2006 12:25

Cosmétique de l'ennemi, Amélie Nothomb

Cosmétique de l'ennemi, Amélie Nothomb
Date de parution:2001

Cosmétique de l'ennemi

Résumé:Sans le vouloir, j'avais commis le crime parfait : personne ne m'avait vu venir, à part la victime. La preuve, c'est que je suis toujours en liberté. C'est dans le hall d'un aéroport que tout a commencé. Il savait que ce serait lui. La victime parfaite. Le coupable désigné d'avance. Il lui a suffi de parler. Et d'attendre que le piège se referme. C'est dans le hall d'un aéroport que tout s'est terminé. De toute façon, le hasard n'existe pas.

Coincé dans un aéroport alors qu'il s'apprêtait à embarquer pour Barcelone, l'homme d'affaires Jérôme Angust se voit contraint de supporter, en plus du retard de son avion, la logorrhée d'un étrange individu, bien décidé à lui imposer le récit de sa vie. Qui est donc ce Textor Texel qui le harcèle ? Pourquoi ce raseur a-t-il jeté son dévolu sur lui ? Le dialogue s'engage pourtant entre l'importun et sa victime, vif, alerte, ponctué de réparties cinglantes, prenant les allures d'une joute de haute tenue, et dévoile la passé trouble de Textor, en même temps que le malaise croissant de Jérôme. Car il se sent cerné, l'homme d'affaires irréprochable, par cet étranger qui semble si bien connaître les tréfonds de sa conscience et dont les crimes font douloureusement écho à un passé qu'il croyait enterré. Étranger, cet ennemi ? Pas tant que ça ! Et si, finalement, cette rencontre n'était pas tant le fruit du hasard que l'objet d'une préméditation diabolique destinée à l'anéantir ?

Mon Avis: Un livre surprenant qui traite de problèmes très interessants, à savoir les maladies psychiatriques dans toute leur modernité. C'est crédible, et c'est ça le pire. Sachez que de nos jours, dans le monde de "L'impossible is nothing", dans les cas les plus graves, tout est possible, envisageable. Un livre très dérangeant, qui ne prend que quelques minutes pour être lu, mais quelles minutes! Un homme plonge, un autre l'enfonce... Ca se tient non?

# Posté le mardi 01 août 2006 12:34